Évolution des droits pour les parents en carrière longue
Depuis le 1er septembre 2026, les règles d’accès à la retraite anticipée pour carrière longue intègrent de nouveaux paramètres. Ce dispositif, qui permet aux actifs ayant commencé à travailler avant 16, 18, 20 ou 21 ans de quitter la vie professionnelle avant l’âge légal, s’ouvre davantage aux périodes liées à la vie familiale. Jusqu’à présent, le calcul des trimestres nécessaires reposait quasi exclusivement sur les périodes travaillées et cotisées, limitant l’impact des interruptions liées aux enfants.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, complétée par un décret paru au Journal officiel le 31 juillet 2026, modifie cette donne. L’objectif est de permettre aux parents de comptabiliser une partie des interruptions de carrière consacrées à l’éducation ou à la maternité pour atteindre la durée d’assurance requise.
Prise en compte de la maternité et de l’éducation
Le nouveau cadre réglementaire précise la nature des périodes désormais reconnues comme « réputées cotisées ». Dès la rentrée 2026, les assurés pourront inclure dans leur calcul les majorations de durée d’assurance attribuées pour la maternité, l’adoption ou l’éducation d’un enfant. Les périodes de congé parental d’éducation sont également intégrées à cette liste.
Cette mesure concerne un large public. Outre les salariés du régime général, les dispositions s’étendent aux travailleurs non salariés, aux professions libérales réglementées ainsi qu’aux avocats. Pour ces professionnels, les modalités de calcul s’alignent sur celles des salariés pour garantir une équité de traitement dans l’accès au départ anticipé.
Une limite fixée à deux trimestres
Si l’ouverture de ces droits modifie les perspectives de départ pour de nombreux parents, le législateur a instauré un plafond précis. Le décret 2026-700 stipule que les périodes liées à la maternité, à l’adoption et à l’éducation ne peuvent être retenues que dans la limite de deux trimestres au total.
Calendrier d’application
Ce plafond s’ajoute aux autres périodes déjà considérées comme réputées cotisées, telles que les arrêts maladie ou les périodes de chômage, qui disposent de leurs propres limites. Les assurés dont la pension prend effet avant le 1er septembre 2026 restent soumis aux anciennes règles. Seuls les départs intervenant à compter de cette date butoir bénéficieront de l’intégration de ces trimestres familiaux dans le calcul de leur carrière longue.

