Le régime de la prime carburant est assoupli jusqu’au 31 décembre 2026. Cette aide permet aux employeurs de prendre en charge tout ou partie des frais de transport des salariés utilisant leur véhicule personnel pour leurs trajets domicile-travail. Elle concerne aussi bien les carburants classiques que l’alimentation des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène.
Élargissement des critères d’éligibilité
En temps normal, cette prime est réservée aux salariés travaillant hors des zones desservies par les transports en commun ou ayant des horaires spécifiques. Jusqu’à la fin de l’année 2026, l’administration suspend ces contraintes. Tout collaborateur utilisant son véhicule personnel pour se rendre sur son lieu de travail peut désormais en bénéficier.
Pendant cette même période, l’employeur peut cumuler le versement de la prime carburant avec le remboursement obligatoire de 50 % de l’abonnement aux transports publics. Cette possibilité de cumul reste toutefois limitée aux seuls frais de carburant d’origine fossile.
Relèvement des plafonds d’exonération
La limite annuelle d’exonération des cotisations sociales passe à 1 000 € par salarié pour les sommes versées d’ici fin 2026. Ce montant inclut les frais de carburant et de recharge électrique.
Sur le plan fiscal, le projet de loi de finances pour 2027 prévoit d’aligner l’exonération d’impôt sur le revenu à 1 000 € pour les frais de carburant. En revanche, pour la recharge électrique et le forfait mobilités durables, le plafond fiscal devrait être maintenu à 600 €, car les conditions d’éligibilité habituelles ne sont pas suspendues pour ces catégories.
Mise en place et règles de calcul
Le versement de cette prime résulte d’un accord d’entreprise ou d’une décision unilatérale de l’employeur, après consultation du comité social et économique (CSE) s’il existe. L’aide doit profiter à l’ensemble des salariés remplissant les critères, sans distinction individuelle.
Le montant versé doit être modulé en fonction de la distance séparant le domicile du lieu de travail. L’employeur conserve la possibilité de réserver cet avantage aux seuls salariés utilisant des véhicules thermiques ou hybrides.

