La campagne de déclaration des revenus 2025 s’ouvre ce jeudi 9 avril 2026. Cette année, plusieurs évolutions sont à noter, notamment en ce qui concerne la répartition du prélèvement à la source pour les foyers mariés ou pacsés, la revalorisation des tranches d’imposition afin de tenir compte de l’inflation, ainsi que le renforcement de la fiscalité applicable aux revenus de l’épargne.
Le taux individualisé devient la règle pour les couples
À partir de cette année, les couples mariés ou pacsés ne sont plus soumis par défaut au taux de prélèvement unique du foyer.
Depuis septembre 2025, l’administration fiscale applique automatiquement un taux individualisé à chaque conjoint, calculé selon ses revenus propres. Cette mesure, issue de la loi de finances 2024, vise à équilibrer la charge fiscale au sein des ménages dont les salaires divergent.
Un exemple concret de répartition
Pour un couple dont l’un des membres gagne 1 600 euros et l’autre 3 500 euros, l’application du taux de foyer entraînait auparavant un prélèvement de 5,8 % pour chacun.
Avec le nouveau système, le premier conjoint voit son taux descendre à 0,4 %, tandis que le second passe à 8,3 %. Si le montant global de l’impôt dû par le couple reste identique, la ponction mensuelle s’adapte désormais à la réalité de la fiche de paie de chacun. Les contribuables conservent toutefois la possibilité de repasser à un taux commun s’ils le souhaitent via leur espace personnel sur le site des impôts.
Barème de l’impôt ajusté de 0,9 %
Pour limiter l’impact de la hausse des prix sur le pouvoir d’achat, le gouvernement a revalorisé les tranches de l’impôt sur le revenu de 0,9 %. Ce mécanisme permet d’éviter que des contribuables ne changent de tranche d’imposition uniquement à cause d’augmentations de salaires liées à l’inflation. Voici les seuils applicables pour la déclaration 2026 :
- Jusqu’à 11 600 euros : 0 %
- De 11 601 euros à 29 579 euros : 11 %
- De 29 580 euros à 84 577 euros : 30 %
- De 84 578 euros à 181 917 euros : 41 %
- Au-dessus de 181 917 euros : 45 %
Le calcul définitif dépend toujours du quotient familial, qui prend en compte la situation matrimoniale et le nombre d’enfants à charge.
Flat Tax : elle passe à 31,4 %
Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), qui s’applique par défaut aux dividendes, intérêts et plus-values mobilières, connaît une augmentation.
Fixé à 30 % depuis sa création, son taux atteint désormais 31,4 %. Cette hausse s’explique par l’évolution de la Contribution sociale généralisée (CSG).
Si la part de l’impôt sur le revenu reste bloquée à 12,8 %, la part des prélèvements sociaux grimpe à 18,6 %. Cette modification touche directement les détenteurs de comptes titres ou d’assurance-vie de moins de huit ans lors des rachats de produits. Les contribuables ayant intérêt à choisir l’imposition au barème progressif conservent cette option lors de la validation de leur déclaration.

